L’étude REALYSA vise à améliorer les connaissances sur les lymphomes et la vie des patients qui en sont atteints. Grâce au nombre important de patients qui y participent, elle permet de mener simultanément des sous-études portant sur des questions de recherche particulière. L’une de ses sous-études, appelée Mutation Glyphosate, concerne les patients qui sont atteints d’un lymphome diffus à grandes cellules B et qui ont été exposés aux pesticides avant le diagnostic.
Pourquoi cette étude est-elle mise en œuvre ?
Certaines études montrent que l’exposition à des pesticides, notamment au glyphosate, pourrait augmenter le risque de développer un Lymphome B. Le glyphosate est un herbicide très utilisé, auquel certaines personnes peuvent être exposées dans leur travail (agriculture, espaces verts) mais aussi dans la vie quotidienne, par l’alimentation ou l’environnement. Cette étude est mise en place pour mieux comprendre si et comment le glyphosate peut provoquer des modifications de l’ADN pouvant conduire à un lymphome.
Quels sont les objectifs de l’étude ?
Cette étude a pour objectif de mieux comprendre les effets du glyphosate sur l’ADN humain. Elle vise à identifier des mutations génétiques pouvant être liées à l’exposition au glyphosate, en particulier chez des patients atteints de lymphome. L’objectif est d’améliorer les connaissances sur les mécanismes pouvant conduire au lymphome, afin de mieux évaluer les risques et, à terme, contribuer à la prévention et à une meilleure prise en charge des patients.
Comment l’étude va-t-elle être réalisée ?
L’étude va reposer sur l’analyse de données issues des dossiers médicaux de patients participant à REALYSA. Les prélèvements biologiques effectués lors de votre suivi dans REALYSA seront analysés par des chercheurs de l’Université du Nevada, Las Vegas (États-Unis), qui réaliseront notamment des analyses génétiques.
Ils travailleront à partir de données et d’échantillons provenant de patients atteints de lymphome B et participant à l’étude REALYSA.
Ces données ne permettront pas d’établir un lien avec l’identité des patients car elles sont pseudonymisées : les nom et prénom de chaque personne sont remplacés par un numéro unique attribué lors de l’inclusion dans REALYSA. Le LYSARC et ses partenaires ne peuvent pas faire le lien entre ce numéro et l’identité d’un patient.
Le LYSARC et ses partenaires ne peuvent pas faire le lien entre ce numéro et l’identité d’un patient.
L’étude Mutation Glyphosate est prévue pour commencer en avril 2026.
A L’ATTENTION DES PATIENTS PARTICIPANT À REALYZA
Qu’est-ce que cette étude implique pour vous ?
Cette étude concerne uniquement les patients participant à REALYSA qui sont atteint d’un lymphome B qui ont déclaré avoir été exposés à des pesticides au cours de leur vie.
Si vous êtes dans cette situation et que vous acceptez que vos données et échantillons biologiques soient utilisées pour cette étude, cela n’a aucune implication directe pour vous.
Vous n’aurez notamment à répondre à aucun questionnaire supplémentaire par rapport à ce qui est déjà prévu dans le cadre de votre participation à REALYSA.
Que devez vous faire par rapport à cette étude ?
Deux options sont possibles :
- Vous n’êtes pas opposé à l’utilisation de vos données et échantillons biologiques dans le cadre de cette étude :
- Dans ce cas, vous n’avez rien à faire
- Vous souhaitez vous opposer à l’utilisation de vos données dans le cadre de cette étude :
- Dans ce cas, vous devez en informer le médecin qui vous a proposé de participer à l’étude REALYSA. Vous pouvez également signifier votre décision en écrivant un email à l’adresse suivante : dpo@lysarc.org.
Vous trouverez des informations précises sur vos droits d’opposition à l’utilisation de vos données en page 12 de la note d’information qui vous a été remise lorsque vous avez accepté de participer à REALYSA.